Les 14 et 15 novembre 2025, pendant la COP30, des membres d’ActionAid accompagnés de cultivateurs, d’activistes jeunes et de délégués des communautés indigènes ont réalisé une opération symbolique à Belém. Leur demande principale portait sur l’intégration de l’agriculture dans les stratégies planétaires de changement équitable.
Initiative en parallèle des discussions
Au cœur des débats, ActionAid a mis en scène une séance photo avec des messages percutants comme « Une place à la table pour assurer la nourriture sur les assiettes » et « Pouvoir populaire, changement équitable ». Teresa Anderson, en charge du climat chez ActionAid, juge inadmissible l’absence de l’agriculture dans le projet de mécanisme équitable : ce secteur, qui emploie un quart de la population mondiale, représente le deuxième émetteur global et fournit toute l’alimentation, pourtant ignoré des propositions actuelles.
Réactions des cultivateurs et indigènes
Des porte-parole ont vivement critiqué une évolution imposée sans consulter les principaux impactés. Valepi Banda, activiste zambien de la jeunesse climatique, a déclaré sans détour : cette conférence ignore ceux qui alimentent la planète ; les cultivateurs et indigènes ne sont pas secondaires, mais des spécialistes essentiels. Il fustige une vision descendante qui élabore les choix à distance des campagnes.
Alertes sur les effets sociétaux
Farah Kabir, à la tête d’ActionAid au Bangladesh, alerte sur les ravages potentiels d’un virage mal pensé : les choix imposés aux cultivateurs sans leur avis mènent à leur ruine, à des déplacements forcés et à des bouleversements existentiels, à l’image des secteurs fossiles ou de l’agro-industrie. Elle insiste pour impliquer femmes rurales et jeunes exploitants au centre des échanges.
Appel des agricultrices rurales
Meko Adem Dawud, porte-voix éthiopienne des femmes cultivateuses, a marqué les esprits : confrontées à des catastrophes en cascade comme les sécheresses, les crues et la faim, elles réclament une participation directe aux pourparlers pour protéger leurs priorités. Elles exigent des fonds climatiques sous forme de dons directs des nations à l’origine du problème, tout en priorisant le rôle dirigeant des femmes.
Message central des acteurs
Pour ces engagés, exclure l’agriculture rend impossible tout virage juste, viable ou performant. Leur cri d’alarme souligne l’urgence de placer la production alimentaire et les droits des producteurs au pivot des réponses au climat.

Laisser un commentaire